Glenn, the Great Nature Lover, Bonfires et Au revoir mon monde, trois courts-métrages à découvrir dans votre cinéma du 28 janvier au 3 février 2026.
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Glenn, the Great Nature Lover devant les projections de Forêt rouge
Glenn aime la nature. Il rencontre l’amour de sa vie lorsqu’il observe les oiseaux. Ils décident alors de passer leur vie ensemble dans la forêt pour toujours, mais de préférence selon leurs propres termes.
Vingt ans après Glenn, the Great Runner, Anna Erlandsson redonne vie à son personnage fétiche dans cette comédie animée au ton doux-amer. À travers un style visuel artisanal et une narration sans paroles, Glenn, The Great Nature Lover interroge avec humour nos idéaux de vie en harmonie avec la nature. Conte poétique et lucide sur la liberté d’être soi, le film a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, tels que le Göteborg Film Festival, Filmfest Dresden, et le Très Court International Film Festival, où il a reçu une mention spéciale.
Scénario Anna Erlandsson Musique Sofia Hallgren
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Bonfires, devant les projections de Christy and his Brother
Les Bonfires sont d’immenses « feux de joie » allumés en Irlande du Nord le 12 juillet de chaque année par les protestants, dans le contexte des célébrations de la Bataille de la Boyne, qui eut lieu en 1690. Composés de palettes de bois, de pneus et de déchets, ils représentent une affirmation identitaire pour les protestants, arrogance et humiliation pour les catholiques.
Immenses monuments éphémères érigés dans les quartiers protestants d’Irlande du Nord, les bonfires captés par le cinéaste québécois Martin Bureau révèlent la violence contenue dans l’attente de l’embrasement. Prix Farel du court métrage 2018, ce documentaire de 6 minutes transforme ces tours de palettes, pneus et déchets en formes paradoxales, entre fierté identitaire et provocation haineuse. Sans commentaire, le film interroge avec ironie les persistances du nationalisme et les plaies encore ouvertes d’une société divisée, où la commémoration de la victoire de Guillaume d’Orange en 1690 devient prétexte à l’affirmation brutale des territoires.
Production Spira Scénario Martin Bureau Musique Érick d’Orion
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Au revoir mon monde, devant les projections de Amour apocalypse et Baise-en-ville
Alors que la fin du monde est imminente et que le chaos règne dans toute la ville, un homme coincé dans un costume de poisson s’engage dans une course contre la montre en direction d’une mystérieuse tour.
Course effrénée à travers l’apocalypse où Karim, mascotte d’un restaurant de sushis, tente de rejoindre l’être aimé dans son absurde costume de poisson. Ce film d’animation de 5 minutes allie virtuosité technique et émotion. Médaille d’or aux Student Academy Awards 2024 et éligible aux Oscars 2025, ce projet de fin d’études réalisé par six étudiants de l’école MoPA transforme une prémisse improbable en récit universel sur l’amour et l’acceptation de la fin, révélant une nouvelle génération exceptionnelle de l’animation française capable de rivaliser avec les plus grands studios.
Production Ecole Mopa Musique Titouan Gramain


