Les Indes galantes, 2 filles et Wind, trois courts-métrages à découvrir dans votre cinéma du 31 décembre 2025 au 6 janvier 2026.
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Les Indes galantes de Clément Cogitore, devant les projections de Baise-en-ville et Los Tigres
Le krump est une danse née dans les ghettos noirs de Los Angeles après les émeutes de 1995. Clément Cogitore, à travers cette performance filmée sur le plateau de l’Opéra Bastille, crée une battle entre la culture urbaine et la musique de Rameau.
Sur le plateau de l’Opéra Bastille, Clément Cogitore révolutionne l’art lyrique en créant la rencontre saisissante entre le krump et la musique baroque de Rameau. Sur une chorégraphie de Bintou Dembélé, son court métrage interroge l’héritage colonial français à travers cette confrontation explosive entre culture urbaine contemporaine et patrimoine musical du XVIIIe siècle, révélant les tensions sociales actuelles. À ne pas manquer pour son audace et son énergie.
Production Opéra National de Paris, Les Films Pelléas Musique Jean-Philippe Rameau
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2 filles de Lola Doillon, devant les projections de La rupture
Dans un magasin deux filles ont une discussion de filles.
Une banale conversation dans un magasin qui révèle toute la complexité des amitiés féminines, ce court métrage de 2006 capte avec justesse les non-dits et les tensions sous-jacentes d’un dialogue en apparence anodin. Premier essai cinématographique de Lola Doillon avant son premier long métrage Et toi, t’es sur qui ? présenté à Un Certain Regard à Cannes 2007, ce film annonce déjà sa sensibilité pour filmer l’adolescence avec authenticité.
Production Ce qui me meut Scénario Lola Doillon Musique Vincent Patau, Vincent Pateau Interprétation Léa Drucker, Annelise Hesme
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Wind de Robert Löbel, devant les projections de Une enfance allemande, île d’Amrun 1945
La vie quotidienne dans une contrée venteuse. Un vent fort, cela permet de voir émerger de nouvelles façons de vivre. Puis, soudain, c’est la fin d’une époque…
Le cinéma d’animation aime jouer avec les lois physiques qui régissent depuis toujours la vie sur notre Terre. Venu du département “design” d’une université allemande, l’inventif Wind, fait souffler à l’écran une très puissante bise, de la gauche vers la droite.
Cette totale liberté prise avec la pesanteur permet la concrétisation de situations inédites et ingénieuses, comme le fait de servir du vin en une coulure horizontale, de jouer au ping-pong sans adversaire direct ou de laisser un nourrisson dans les airs, tenu par une ficelle comme un vulgaire ballon gonflé à l’hélium ! Le graphisme acéré et les teintes pastel du dessin évoquent un monde apaisé, qui tourne impeccablement ainsi et ne se concevrait aucunement sans ce vent lui donnant paradoxalement son équilibre.
La métaphore devient donc perçante, même sans la moindre ligne de dialogue, lorsque le mouvement s’interrompt et que tout retombe ! On s’habitue à tout, même à ce qui nous empêche d’avancer : le constat est décidément implacable…
Production HAW Hambourg, Design & Medien Scénario Robert Löbel


