Saveurs d’octobre, c’est un mois entier pour célébrer la richesse culinaire de notre territoire. A l’Atlantic, c’est l’occasion d’assister à une conférence, (re)voir un grand classique et vous restaurer à proximité. De la Table Au Ciné change exceptionnellement son menu le temps d’une soirée, le vendredi 23 octobre prochain !

Tarifs :

Conférence seule à 3€ > Réservation en caisse uniquement
Film Seul > Tarifs habituels

Formules AVEC REPAS :
1. Formule complète Conférence + Repas + Film = 27€ (hors boisson)
2. Formule Repas + Film = 24€ (hors boisson)
3. Formule Conférence + Repas = 21€ (hors boisson)

 

18H30 : CONFÉRENCE
La nourriture dans l’art, du festin à l’écœurement par Michèle Séché (professeure d’histoire des arts).
En partenariat avec l’association Les Phares de l’Art.

Nous allons savourer, déguster — et peut-être frémir de dégoût devant tant de nourritures artistiques réunies. Le voyage commence avec l’asperge de Manet, avant de s’attarder sur les huîtres et homards des peintres hollandais du XVIIème siècle, ces festins de nacre et de carapaces rouges où l’abondance flirte avec la vanité. Viennent ensuite le gibier de Chardin — lièvres et perdrix suspendus dans leur dernière élégance — et la troublante volaille de Ron Mueck, hyperréelle jusqu’au malaise. Le bœuf écorché de Rembrandt nous arrête net : quel morceau choisir de cette œuvre énigmatique ? On soufflera un instant avec les figues, le pain doré de l’Antiquité, avant de succomber à la corbeille de fruits mûrs de Caravage — quelques feuilles jaunies, quelques grains trop lourds, une histoire du temps qui passe. Les restes de ce fastueux repas ? Ils s’étalent sur les tableaux-pièges de Daniel Spoerri, nappe froissée, assiettes sales et miettes figées dans la résine. Il a bien fallu remplir un caddie pour tout cela : c’est précisément ce que fait Duane Hanson avec sa ménagère épuisée, caddie débordant de produits sous vide et de boîtes de conserve. On pourra alors rêver d’un prochain festin en compagnie d’Erró et ses compositions délirantes où la nourriture envahit tout — ou, au contraire, battre en retraite devant l’avalanche de nourriture industrielle, de canettes de Coca-Cola et d’étiquettes sérigraphiées d’Andy Warhol. À table, là travers les siècles, l’art n’a jamais cessé de nous regarder manger…

 

19H45 : REPAS
Préparé par Christelle de Presqu’île Gourmande et servi à l’Espace culturel à côté du cinéma.

Entrée : Velouté de potimarron & brisures de châtaignes sautées et fourme d’Ambert
Plat chaud au choix
Porc breton confit longuement à ma façon & pomme de terre grenailles rôties
Option VG : Quiche aux légumes de saison
Dessert Pomme confites au cidre, biscuit au sarrasin de la Biscuiterie de Vincent

RÉSERVATION FORMULES AVEC REPAS >> A VENIR

 

21H : LE FESTIN DE BABETTE
Danemark • 1987/2012 (copie restaurée) • 1h43 • VOSTF
Un drame de Gabriel Axel avec Stéphane Audran, Bodil Kjer, Birgitte Federspiel…
Sur la côte du Jutland vivent deux vieilles soeurs, Martine et Filippa, filles d’un pasteur autoritaire qui fut en son temps le fondateur d’une communauté religieuse locale. Un soir arrive au village une réfugiée française, envoyée par un ancien soupirant de Filippa. Elle s’appelle Babette et demande l’asile auprès des sœurs. Quatorze ans plus tard, la Française est devenue leur fidèle servante. Un jour, elle gagne une somme importante à la loterie. Mais plutôt que de garder l’argent, Babette décide de chambouler les principes ascétiques de cette communauté en organisant un dîner fastueux, dans la grande tradition française…

Fidèlement adapté d’un conte de Karen Blixen (écrivaine déjà portée à l’écran avec Out of Africa), Le Festin de Babette est une ode à la gastronomie et à l’hédonisme. À partir d’une trame romanesque mêlée d’intrigues sentimentales, Gabriel Axel raille l’austérité du monde nordique protestant, mis à mal par les délices d’une cuisinière de génie incarnée par Stéphane Audran (La Femme infidèle). Jamais la cuisine n’avait été montrée au cinéma avec autant de passion et de délicatesse ! Grand succès populaire, Le Festin de Babette a remporté l’Oscar® du meilleur film étranger en 1988 et demeure un classique international !