A Bird Hit My Window and Now I’m a Lesbian, L’homme aux bras ballants et Camera Test, trois court-métrages à découvrir dans votre cinéma du 9 au 15 septembre 2026.
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A Bird Hit my Window and now I’m a Lesbian de AJ Dubler et Carmela Murphy, devant les projections de La vie d’une femme
Une mystérieuse jeune fille apparaît devant la porte de Gray, tenant dans ses bras le corps sans vie d’un oiseau qui vient de briser sa fenêtre. Ce qui commence comme des funérailles improvisées pour l’oiseau transforme rapidement la perception que Gray a d’elle-même et de son identité lesbienne, mêlant vulnérabilité et humour pour raconter une histoire unique d’amour et de deuil pour soi-même.
Queer et décalé, A Bird Hit My Window and Now I’m a Lesbian prend des tournures absurdes pour aborder les questionnements de la sexualité de Gray, son personnage principal.
L’arrivée d’une inconnue, l’organisation spontanée de l’enterrement d’un oiseau ou encore la visite intempestive de son ex petit-ami, ce court métrage nous emmène une journée dans l’intensité de la vie de Gray.
Carmela Murphy, cinéaste et artiste spécialisée en stop motion et en scénarisation diplômée en 2024, nous offre une animation fluide et maîtrisée, aussi poétique que son propos. Grandement apprécié par les internautes, ce court métrage trouve désormais sa place en salle.
Production God Is A Pelican LLC Musique Justin Graff Interprétation Jordan Gantos, Cecelie Lopez, Timothy Sullivan
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L’Homme aux bras ballants de Laurent Gorgiard, devant les projections de Adieu monde cruel et Rose
Par une nuit sans lune, dans une ville endormie, un personnage aux bras démesurés marche. Précédé par son ombre, il se rend dans une arène accomplir un rituel…
L’Homme aux bras ballants transforme une déambulation nocturne en rituel expressionniste d’une beauté saisissante. Sur la musique hypnotique de Yann Tiersen, ce personnage aux membres démesurés traverse une ville fantomatique pour accomplir dans une arène son ballet d’ombres quotidien. Inspiré de l’esthétique du cinéma muet allemand, ce bijou de stop-motion explore la solitude urbaine avec une grâce mélancolique, transformant la difformité physique en danse sublime où l’homme retrouve sa dignité par l’art.
Production Lazennec Bretagne Scénario Laurent Gorgiard Musique Yann Tiersen
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Camera Test (King Cadbury) de Charlie Shackleton, devant les projections de Home Stories et The Good Sister
Un documentaire improvisé sur les traditions familiales et les biscuits au chocolat.
Test caméra improvisé, ce court métrage de 7 minutes capture le cinéaste britannique Charlie Shackleton racontant face caméra une anecdote transmise de génération en génération dans sa famille autour d’une publicité Cadbury de 1963. Réalisé avec une pellicule 16mm périmée dans un dock de chargement londonien faute d’idée de ses collaborateurs, ce « readymade documentaire » révèle le talent de l’auteur de « Paint Drying » et du récent « Zodiac Killer Project » primé à Sundance 2025 pour transformer le banal en récit captivant, prouvant qu’une simple histoire de biscuits chocolatés peut devenir prétexte à explorer la mémoire collective et les mythologies domestiques.
Interprétation Charlie Shackleton


