Who’s Keeping Time ?, le dernier album d’Adela Diane est en écoute dans votre cinéma du 30 septembre au 27 octobre 2026.
Folk et transmission dans les nouvelles chansons d’Alela Diane
Il y a des matins où on a envie de prendre son temps, voire de le perdre… Ce temps, c’est le nôtre, le vôtre, c’est celui que l’on passe sur terre. C’est ce que raconte ce titre signé Alela Diane. Cela fait presque 20 ans que la Californienne entretient et ravive la folk et la country de son pays. Avec des chansons couleur sépia qui invitent donc à ralentir et à s’ouvrir au monde.
Dans Who’s Keeping Time ?, huitième album d’Alela Diane, tout l’arsenal americana est au rendez-vous : guitares acoustiques, pedal steel, Wurlitzer et cette voix très pure, typée mais qui évite les clichés de la country mainstream, une voix qui se bonifie avec le temps. Un disque enregistré en seulement dix jours ! Le temps est au centre de ce nouveau projet. Il a été enregistré dans le grenier de la maison d’Alela Diane à Portland, plein de vieux meubles, de tableaux. Tout le monde était réuni dans la même pièce, avec le chat qui dormait sur les amplis ou dans les étuis de guitare… Un disque de décroissance technologique, sans métronome ni ordinateurs, avec « une musique qui vient du cœur et du corps d’êtres humains, aussi imparfaits soient-ils ».
La majorité de ces nouvelles chansons parlent des saisons de la vie : avec les enfants qui grandissent, les gens qui disparaissent, l’apaisement qui est à rechercher en nous et autour de nous sauf sur ce titre où Alela Diane tacle l’agité de la Maison Blanche. Pas de nostalgie dans cette douceur acoustique, juste le rappel que tout est toujours en mouvement, que rien ne dure, alors allons à notre rythme.

